Le général: «Et ses enfants?»

Sonushka: «Mon oncle, ils sont ennuyeux aussi, parce qu'ils sont toujours avec ma tante, et ce n'est pas amusant.»

Le général: «Ah! ils sont toujours avec leur mère? Et pourquoi cela? Est-ce qu'elle les retient près d'elle?»

Sonushka: «Oh non! mon oncle, au contraire, elle veut toujours qu'ils s'amusent, qu'ils sortent; ce sont eux qui veulent rester.»

Le général: «Sont-ils laids, ses enfants?»

Sonushka: «Oh non! mon oncle; Natacha est très jolie, mais elle est toujours si mal mise! Ma tante est si pauvre! Les autres sont jolis aussi.

—Ah! ah!» dit le général. Et il continua sa promenade le soir il demanda à sa nièce si, l'odeur du tabac lui serait désagréable.»

Madame Papofski: «Du tout, mon oncle, au contraire! Je l'aime tant! Je me souviens si bien comme vous fumiez quand j'étais petite! J'aimais tant ça à cause de vous!»

Le général la regarda d'un air moqueur, et se mit à fumer jusqu'au moment où, le sommeil le gagnant, il s'endormît dans son fauteuil. Les enfants allèrent se coucher. Mme Papofski alla frapper à la porte de Dérigny, qu'elle trouva sortant de table; ils mangeaient chez eux, d'après les ordres du général, qui avait voulu qu'on les servit à part et dans leur appartement.

«Entrez», dit Mme Dérigny. Elle rougit beaucoup lorsqu'elle vit entrer Mme Papofski; Dérigny fit un mouvement de surprise; Jacques et Paul dirent «Ah!» et tous se levèrent.