LE COLONEL.—Entrez, entrez, mon ami.

M. GEORGEY.—Une minoute, s'il vous plaisait. Soldat, vous avoir bien fait; moi j'étais une imbécile, et vous étais bon soldat français. Voilà. Et voilà un petit récompense.»

M. Georgey lui présenta une pièce de vingt francs. Le soldat ne bougea pas; il restait au port d'armes.

M. GEORGEY.—Quoi vous avez, soldat français. Pourquoi vous pas tendre lé main?

—Arme à terre! commanda le colonel. Tends la main et prends.»

Le soldat porta la main à son képi, la tendit à M. Georgey en souriant et reçut la pièce d'or.

Le colonel riait de la surprise de M. Georgey.

«Entrez, entrez, mon cher Georgey; c'est la consigne que j'avais donnée qui vous retenait à la porte.

M. GEORGEY.—Bonjour, my dear colonel. Bonjour. J'étais heureuse de voir vous. Lé pauvre soldat français, il comprenait rien; jé parlais, il parlait; c'était lé même chose. Je pouvais pas vous voir.

LE COLONEL.—Vous voici entré, mon ami; je vous attendais, votre chambre est prête. Voulez-vous prendre quelque chose en attendant le dîner?