M. GEORGEY.—No, my dear. J'avais l'estomac rempli et j'avais apporté à vous des choses délicieux. Pâtés de gros foies, pâtés de partridge (perdrix) très truffés, pâtés de saumon délicieux; turkeys grosses et truffées dans l'estomac; oisons chauffés dans lé graisse dans des poteries; c'est admirable.»

Le colonel riait de plus en plus à mesure que M. Georgey énumérait ses succulents présents.

LE COLONEL.—Je vois, mon cher, que vous êtes toujours le même; vous n'oubliez pas les bonnes choses, non plus que vous n'oubliez jamais vos amis.

M. GEORGEY.—No, my dear, jamais. J'avais aussi porté une bonne chose à Fridric; un langue fourré, truffé, fumé; un fromage gros dé soixante livres; c'était très excellent pour lui, salé, fourré, fumé. Lui manger longtemps.

Le colonel ne riait plus.

«Hélas! mon cher Georgey, votre pauvre Frédéric m'inquiète beaucoup. Je m'occupais de lui quand vous êtes entré.

M. GEORGEY.—Quoi il avait? Pourquoi vous disez povre Fridric? Lui malade?

LE COLONEL.—Non, il est au cachot depuis dix jours.

M. GEORGEY.—Fridric au cachot? Pour quelle chose vous mettre au cachot lé Fridric, soldat français?

LE COLONEL.—Une mauvaise affaire pour ce pauvre garçon. Il s'est laissé entraîner à s'enivrer par un mauvais drôle de son pays, nommé Alcide Bourel.