«Beautiful! Beautiful! Pétite Juliène, il était une grande homme!»

Et, lui prenant la main, il la serra et la secoua à lui démancher l'épaule. Julien lui coula dans la main ses pièces d'or, l'Anglais voulut en vain le forcer à les accepter. Julien s'enfuit et retourna à son troupeau, qui s'était éparpillé dans le champ pendant cette longue scène. Il courait de tous côtés pour les rassembler; Caroline et Mme Bonard coururent aussi pour lui venir en aide: l'Anglais se mit de la partie et parvint à saisir deux des plus belles dindes; il les examina, les trouva grosses et grasses, leur serra le cou et les étouffa.

M. GEORGEY.—Caroline. Caroline, j'avais les turkeys; j'avais strangled deux grosses: ils étaient lourdes terriblement.»

Les dindes étaient réunies: Caroline accourut près de son maître et regarda celles qu'il tenait.

CAROLINE.—Mais, Monsieur, elles sont mortes; vous les avez étranglées?

M. GEORGEY, souriant.—Yes, my dear; jé voulais manger des turkeys, toujours des turkeys.

CAROLINE.—Mais. Monsieur, vous en avez pour huit jours.

M. GEORGEY.—No, no, my dear, une turkey tous les jours... Taisez-vous, my dear. J'avais dit jé voulais, et quand j'avais dit jé voulais, c'était jé voulais. Demaine vous dites à Master Bonarde, à Madame Bonarde, à pétite Juliène, jé voulais ils dînaient tous chez moi, dans mon petite maison. Allez, my dear, allez tout de suite, vitement. Jé payais les turkeys démain.»

M. Georgey s'en alla sans tourner la tête; Caroline ramassa les deux dindes et alla faire part à Mme Bonard et à Julien de l'invitation de M. Georgey. Mme Bonard remercia et accepta pour les trois invités; ils se séparèrent en riant.

Pendant ce temps, Frédéric était venu rejoindre Alcide dans le bois.