CAROLINE.—Entrez, entrez, Madame Bonard; mon maître est ici dans la salle.»

Caroline ouvrit la porte de la salle où M. Georgey les attendait.

M. GEORGEY.—Bonjour, good morning, pour lé société. J'avais une faim terrible pour lé turkey. Vitement, Caroline; jé sentais lé parfumerie du turkey, ça me faisait un creusement dans lé stomach.

—Et vous allez bien, Monsieur! dit Mme Bonard pour dire quelque chose.

M. GEORGEY.—Oh! yes! perfectly well!

MADAME BONARD.—Julien s'est fait beau pour venir chez vous, Monsieur; nous sommes tous bien reconnaissants...

M. GEORGEY.—Oh! dear! taisez-vous. Quand je sentais lé turkey, moi pas dire du tout pour le creusement du stomach; moi penser au turkey et pas entendre riène qué lé friturement du graisse... A table tout lé société. J'entendais lé turkey

Caroline arrivait en effet avec la dinde cuite à point, exhalant un parfum qui fit sourire l'Anglais; ses longues dents se découvrirent jusqu'aux gencives, ses yeux brillèrent comme des escarboucles, et il commença à dépecer la superbe bête, qui pesait plus de dix livres. Il en distribua largement aux convives, prit sa part, un quart d'heure après il n'en restait rien que la carcasse.

M. GEORGEY, avec calme.—La deuxième turkey, Caroline.»

Chacun se regarda avec surprise. Caroline sourit de leur étonnement.