—Tais-toi! hurla-t-elle.

—Pourquoi vous battre pauvre Mam'selle et bonne Mme Prudence?

—Tais-toi! répéta-t-elle.

—Non! moi pas taire. Vous bonne pour moi, pour Boginski, pourquoi vous méchante pour pauvre petite, et pour pauvre bonne? Pourquoi vous battre, vous forte, vous tante, vous Madame pauvre enfant et pauvre bonne qui fait rien mal. Pauvre Mme Prude aimer sa Mam'selle, suivre partout, et vous battre, punir comme si Mme Prude méchante! Pas bien, Mâme Bonbeck, pas bien. Moi battez, si faire plaisir, moi homme moi fort; mais enfant, femme, petite, faible, c'est pas bien! Oh! pas bien du tout.

A mesure que Coz parlait, la colère de Mme Bonbeck tombait; elle finit par être honteuse de sa violence, s'attendrit, prit les mains de Coz:

—Vous avez raison, mon ami, vous avez raison; j'ai eu tort! j'ai agi comme une bête brute… J'étais en colère contre vous aussi, mon pauvre Coz.

COZ.—Moi? Moi rien fait pour fâcher! Pourquoi colère sur Coz?

MADAME BONBECK.—Parce que vous étiez parti avec Simplette et Prude sans me le demander, et, que j'attendais pour aller avec Simplette et Boginski chez Mme de Roubier.

COZ.—Ah! bon! Moi comprendre! Mais moi pas savoir! Eux croire aller seules, sans tante ni Boginski. Moi, autre fois, demander permission à vous.

MADAME BONBECK.—C'est bien, mon ami. Mais voyez donc Prude et Simplette; amenez-les-moi, que je leur dise… que je leur explique…, que je leur demande pardon, puisque ai eu tort.