—Pourquoi tous pleurer? s'écria Coz. Qui tourmenter Mam'selle, Mme
Prude, M Nocent? Moi quoi peux faire.
PRUDENCE.—Ce n'est rien, hi, hi, hi, mon bon Coz. Nous sommes, hi, hi, hi, très heureux… Il n'y a, hi, hi, hi, rien à faire.
COZ.—Mme Prude tromper Coz; tous trois pas pleurer quand heureux. Coz pas bête; moi sais quoi c'est pleurer, quoi c'est souffrir.
INNOCENT.—Je vous assure, Coz, que nous pleurons de joie à la pensée de revenir bientôt chez nous; vous comprenez bien cela, n'est-ce pas?
—Oui, dit Coz avec tristesse; moi comprendre, mais moi Jamais heureux comme vous; moi jamais, revenir chez parents, amis, pays; jamais. Moi toujours seul, toujours triste; personne plaindre Coz; personne aimer Coz.
—Mon pauvre Coz, dit Prudence attendrie, Mam'selle et moi nous vous aimons beaucoup, et nous vous plaignons, je vous assure.
—Et vous partir, et moi rester; vous rire, et moi pleurer! répondit
Coz.
—J'ai demandé à maman la permission de vous emmener, s'écria Simplicie avec empressement.
—Vrai, Mam'selle? Alors moi content.
Et le visage de Coz s'éclaircit.