Jacques:—Et n'est-ce pas que j'aime Cadichon, et que je l'ai toujours aimé plus que vous ne l'aimez?
—Oui, oui, oui, reprirent-ils tout d'une voix.
Jacques:—Vous voyez bien, grand'mère, que, puisque c'est moi qui vous ai amené Cadichon, puisque c'est moi qui l'aime le plus, il est juste que ce soit moi que Cadichon aime le mieux.
La grand'mère, souriant:—Je ne demande pas mieux, cher enfant; mais quand tu n'y seras pas, tu ne pourras plus le soigner.
Jacques, avec vivacité:—Mais j'y serai toujours, grand'mère.
La grand'mère:—Non, mon cher enfant, tu n'y seras pas toujours, puisque ton papa et ta maman t'emmènent quand ils s'en vont.
Jacques devint triste et pensif; il restait le bras appuyé sur mon dos, et la tête appuyée sur sa main.
Tout à coup son visage s'éclaircit.
—Grand'mère, dit-il, voulez-vous me donner Cadichon?
La grand'mère:—Je te donnerai tout ce que tu voudras, mon cher petit, mais tu ne pourras pas l'emmener avec toi à Paris.