Mme de Rosbourg tira de sa poche une boîte, qu'elle donna à Hurel.
«Je vois, mon bon Hurel, dit-elle, que vous n'avez de montre ni sur vous ni dans la maison; en voilà une que vous voudrez bien accepter en souvenir des petites filles de la forêt.
—Merci bien, madame, répondit Hurel: vous êtes en vérité trop bonne; ça ne méritait pas…»
Il venait d'ouvrir la boîte, et il s'arrêta muet de surprise et de bonheur à la vue d'une belle montre en or avec une longue et lourde chaîne également en or.
HUREL, _avec émotion.—_Ma bonne chère dame, c'est trop beau; vrai, je n'oserai jamais porter une si belle chaîne et une si belle montre.
MADAME DE ROSBOURG.—Portez-les pour l'amour de nous; et songez que c'est encore moi qui vous serai redevable; car vous m'avez rendu un trésor en me ramenant mon enfant, et ce n'est qu'un bijou que je vous donne.
Se tournant ensuite vers Mme Hurel et sa fille:
«Vous voudrez bien aussi accepter un petit souvenir.»
Et elle leur donna à chacune une boîte qu'elles s'empressèrent d'ouvrir; à la vue de belles boucles d'oreilles et d'une broche en or et en émail, elles devinrent rouges de plaisir. Toute la famille fit à Mme de Rosbourg les plus vifs remerciements. Ces dames et les enfants remontèrent en voiture, entourées d'une foule de personnes qui enviaient le bonheur des Hurel et qui bénissaient l'aimable bonté de Mme de Rosbourg.
XXV. Un événement tragique.