«Qui êtes-vous et que puis-je faire pour vous?

—Ouvrez-moi, Rosalie; de grâce, ouvrez-moi.

—Mais pourquoi êtes-vous prisonnière? N'avez-vous pas commis quelque crime?

—Hélas! non, Rosalie; c'est un enchanteur qui me retient ici. Sauvez-moi, et je vous témoignerai ma reconnaissance en vous racontant ce que je suis.»

Rosalie n'hésita plus, sa curiosité l'emporta sur son obéissance; elle mit la clef dans la serrure; mais sa main tremblait et elle ne pouvait ouvrir; elle allait y renoncer, lorsque la petite voix continua:

«Rosalie, ce que j'ai à vous dire vous instruira de bien des choses qui vous intéressent; votre père n'est pas ce qu'il paraît être.»

A ces mots, Rosalie fit un dernier effort; la clef tourna et la porte s'ouvrit.

II

LA FÉE DÉTESTABLE

Rosalie regarda avidement; la maisonnette était sombre; elle ne voyait rien; elle entendit la petite voix qui dit: