Tseu-koung dit: L'homme supérieur, par un seul mot qui lui échappe, est considéré comme très-éclairé sur les principes des choses; et par un seul mot il est considéré comme ne sachant rien. On doit donc mettre une grande circonspection dans ses paroles.
Notre maître ne peut pas être atteint [dans son intelligence supérieure]; il est comme le ciel, sur lequel on ne peut monter, même avec les plus hautes échelles.
Si notre maître obtenait de gouverner des États, il n'avait qu'à dire [au peuple]: Etablissez ceci, aussitôt il l'établissait; suivez cette voie morale, aussitôt il la suivait; conservez la paix et la tranquillité, aussitôt il se rendait à ce conseil; éloignez toute discorde, aussitôt l'union et la concorde régnaient. Tant qu'il vécut, les hommes l'honorèrent; après sa mort, ils l'ont regretté et pleuré. D'après cela, comment pouvoir atteindre à sa haute sagesse?
[52] Ce chapitre ne rapporte que les dits des disciples de KHOUNG-TSEU. Ceux de Tseu-hia sont les plus nombreux; ceux de Tseu-koung, après. (Commentaire.)
[53] Tel est le sens du mot sse, donné par quelques commentateurs chinois.
[54] Comme celles de laboureur, jardinier, médecin, etc. (Commentaire.)
[55] Comme le gouvernement du royaume, la pacification de l'empire, etc. (Commentaire.)
[56] Voyez le Ta-hio, chap. I, les articles [1-5].