Les traitements ou pensions héréditaires[8] sont déjà en vigueur depuis longtemps dans le royaume de Teng.

Le Livre des Vers dit[9]:

«Que la pluie arrose d'abord les champs que nous cultivons eu commun[10];

Et qu'elle atteigne ensuite nos champs privés.»

C'est seulement lorsque le système du tribut d'assistance (tsou) est en vigueur que l'on cultive des champs en commun. D'après cette citation du Livre des Vers, on voit que même sous les Tcheou on percevait encore le tribut d'assistance.

Établissez des écoles de tous les degrés pour instruire le peuple, celles où l'on enseigne à respecter les vieillards, celles où l'on donne l'instruction à tout le monde indistinctement, celles où l'on apprend à tirer de l'arc, qui se nommaient Hiao sous les Hia, Siu sous les Yin, et Tsiang sous les Tcheou. Celles que l'on nomme hio (études) ont conservé ce nom sous les trois dynasties. Toutes ces écoles sont destinées à enseigner aux hommes leurs devoirs. Lorsque les devoirs sont clairement enseignés par les supérieurs, les hommes de la foule commune s'aiment mutuellement dans leur infériorité.

S'il arrivait qu'un grand roi apparût dans l'empire, il prendrait certainement votre gouvernement pour exemple. C'est ainsi que vous deviendrez le précepteur d'un grand roi.

Le Livre des Vers dit:

«Quoique la famille des Tcheou possédât depuis longtemps une principauté royale,

Elle a obtenu du ciel une investiture nouvelle[11]

C'est de Wen-wang qu'il est question. Si vous faites tous vos efforts[12] pour mettre en pratique les instructions ci-dessus[13], vous pourrez aussi renouveler votre royaume.

Wen-koung envoya Pi-tchen pour interroger MENG-TSEU sur les terres divisées en carrés égaux.