CHAPITRE III,

COMPOSÉ DE 26 ARTICLES.

1. KHOUNG-TSEU dit que Ki-chi (grand du royaume de Lou) employait huit troupes de musiciens à ses fêtes de famille; s'il peut se permettre d'agir ainsi, que n'est-il pas capable de faire[14]?

2. Les trois familles (des grands du royaume de Lou) se servaient de la musique Young-tchi. Le Philosophe dit:

«Il n'y a que les princes qui assistent à la cérémonie;

Le fils du Ciel (l'empereur) conserve un air profondément recueilli et réservé.» (Passage du Livre des Vers.)

Comment ces paroles pourraient-elles s'appliquer à la salle des trois familles?

3. Le Philosophe dit: Être homme, et ne pas pratiquer les vertus que comporte l'humanité, comment serait-ce se conformer aux rites? Être homme, et ne pas posséder les vertus que comporte l'humanité[15], comment jouerait-on dignement de la musique?

4. Ling-fang (habitant du royaume de Lou) demanda quel était le principe fondamental des rites [ou de la raison céleste, formulé en diverses cérémonies sociales][16].

Le Philosophe dit: C'est là une grande question, assurément! En fait de rites, une stricte économie est préférable à l'extravagance; en fait de cérémonies funèbres, une douleur silencieuse est préférable à une pompe vaine et stérile.