18. Le Philosophe dit: O quelle élévation, quelle sublimité dans le gouvernement de Chun et de Yu! et cependant il n'était encore rien à leurs yeux.
19. Le Philosophe dit: O qu'elle était grande la conduite de Yao dans l'administration de l'empire! qu'elle était élevée et sublime! il n'y a que le ciel qui pouvait l'égaler en grandeur; il n'y a que Yao qui pouvait imiter ainsi le ciel! Ses vertus étaient si vastes et si profondes, que le peuple ne trouvait point de noms pour leur donner!
O quelle grandeur! quelle sublimité dans ses actions et ses mérites! et que les monuments qu'il a laissés de sa sagesse sont admirables!
20. Chun avait cinq ministres; et l'empire était bien gouverné.
Wou-wang disait: J'ai pour ministres dix hommes d'État habiles dans l'art de gouverner.
KHOUNG-TSEU dit: Les hommes de talent sont rares et difficiles à trouver; n'est-ce pas la vérité? A partir de l'époque de Chang (Yao) et de Yu (Chun) jusqu'à ces ministres (de Wou-wang), pleins de mérites, il y a eu une femme, ainsi que neuf hommes de talent; et voilà tout.
De trois parties qui formaient l'empire (Wen-wang) en eut deux, avec lesquelles il continua à servir la dynastie de Yn. La vertu du fondateur de la dynastie des Tcheou peut être appelée une vertu sublime.
21. Le Philosophe dit: Je ne vois aucun défaut dans Yu! il était sobre dans le boire et le manger, et souverainement pieux envers les esprits et les génies. Ses vêtements ordinaires étaient mauvais et grossiers; mais comme ses robes et ses autres habillements de cérémonies étaient beaux et parés! Il habitait une humble demeure; mais il employa tous ses efforts à faire élever des digues et creuser des canaux pour l'écoulement des eaux. Je ne vois aucun défaut dans Yu.
[38] Fils ainé de Taï-wang, des Tchéou.
[39] L'héritier du trône.