C’est le Moerua rigida R. Br. et, d’après Chudeau, parfois le Cadaba farinosa Forsk.

Je l’ai trouvé dès l’oued Tassirt, dans les Tassilis externes (qui se jette dans l’oued In-Dekak) ; il est assez répandu un peu partout dans le Massif Central Saharien ; c’est un arbre sans épines et à petites feuilles.

C’est également un arbre soudanais : nous constatons donc encore qu’une espèce soudanaise remonte jusqu’aux confins septentrionaux du pays targui, du Massif Central Saharien.

Son nom, en tamâhak, semble voisin du verbe éger (lancer une pierre contre quelque chose) ; c’est qu’en effet cet arbre serait l’abri de mauvais génies et que les Touareg ont coutume, pour les chasser, de lancer des pierres contre son tronc.

Cet arbre est souvent beau et atteint 5 ou 6 mètres ;

8º Le Tabourak (T) ou Balanites aegyptiaca Delile, et

9º L’Irak ou Salvadora persica L., que l’on trouve très localisée (en particulier dans l’oued Tarat [Tassili-n-Ajjer] et à Silet), sont encore des arbres qui apparaissent au Sud des pays crétacico-tertiaires sud-constantinois, dans le Massif Central Saharien.

A côté du groupe des arbres précédents, surtout soudanais, que l’on rencontre jusqu’à environ 1.600 mètres d’altitude dans une zone de végétation que nous sommes tenté d’appeler « première zone » de végétation du pays targui, un autre groupe d’arbres, plutôt méditerranéens semble-t-il, monte à des altitudes plus élevées que lui dans une zone de végétation que nous serions tenté d’appeler pour cette raison la « zone méditerranéenne » de l’Ahaggar, de 1.600 à 2.000 mètres, qui précède une troisième zone de 2.000 à 3.000 mètres dépourvue d’arbres et arbustes généralement et que pour cela nous appelions la « zone dénudée »[60].

Il est constitué par :

1º Le Laurier-rose ou Defla (A), ou Elel (T), ou Nerium Oleander.