Nous l’avons rencontré dans l’oued Echchil, à 1.730 mètres environ d’altitude, dans l’oued Abedassen, vers 1.800 mètres. Il ne vit que dans les lieux très humides, où il forme parfois de vrais bosquets, charmants quand ils sont en fleurs, ainsi à Tin-Eselmaken (près d’Amguid), à Tihoubar (dans la même région), à Ens-Iguelmamen (au bas de la gara Ti-Djenoun), dans l’oued Aorr (près de l’oued Martoutic, dans le Tifedest), à In-Ebeggi (dans le haut de l’oued In-Takoufi), dans l’oued Teroummout (en amont de Tamanrasat), etc., etc. ; ils sont nombreux.

Mais ils sont la terreur de tout le monde et on évite soigneusement de pâturer dans leur voisinage, car les chameaux sont assez bêtes pour parfois en manger, sans s’en apercevoir, et en mourir.

Son bois est très apprécié des Touareg parce que droit et souvent bifurqué au bout ; ils s’en servent en particulier comme support pour accrocher les outres et les bâtons de laurier-rose font partie de leur matériel de campement ; comme tels ils les emportent généralement dans leurs déplacements. Des petites branches ils font souvent des tuyaux de pipes.

2º L’Aleo (T), ou Olea Laperrini Batt. et Trabut.

C’est un arbre à port d’olivier ; je l’ai rencontré dans l’Anahef (dans le cours supérieur de l’oued In-Sakan), à environ 1.400 mètres d’altitude, dans le cirque intérieur du Tellerteba, vers 1.500 mètres, sur le flanc Nord et Nord-Ouest du massif du Tahat, de 1.700 à 1.900 mètres (et même peut-être 2.000 m.), où on en trouve souvent de grosses souches.

3º Le Tafeltast (T).

C’est là un arbuste très particulier, dont la feuille est odorante lorsqu’on l’écrase. Il n’a pas encore été déterminé.

Je l’ai rencontré sur les contreforts Nord-Ouest du Tahat, associé à l’Aleo et à un troisième arbuste dont je n’ai alors pas même pu connaître le nom targui.

Dans le même vallon il y avait sur les arbustes une espèce de liane non moins étonnante.

Ces contreforts Nord et Nord-Ouest du Tahat mériteraient une étude botanique approfondie.