Il correspond au Sahara à plusieurs espèces de Tamarix, comme j’ai eu l’occasion de le constater par les floraisons.

Le Tamarix gallica, ou T. nilotica Ehr., à fleurs petites et grappes grêles, paraît le plus courant dans l’Ahaggar, et c’est lui qui paraît monter le plus haut : j’en ai observé de très beaux peuplements jusqu’à 1.700 mètres environ d’altitude, sur les contreforts Nord-Ouest de l’Atakor (dans l’oued Tiniferan et l’oued Arrou, associé au Jedari et au Figuier) ; citons les beaux exemplaires d’Hirafok.

Ces Tamarix sahariens mériteraient une étude précise. C’est un groupe d’arbres plutôt méditerranéens et on voit que le Tarfa monte en effet à l’assaut de l’Ahaggar jusque vers 1.700 mètres, dans la zone de 1.600 à 2.000 mètres, que je suis tenté d’appeler méditerranéenne ;

2º Le Jedari (A), ou Tahounek (T), ou Rhus Oxyacanthoïdes Dum. Cours.

Encore un arbuste méditerranéen qui remonte dans le massif de l’Ahaggar jusque vers 1.700 mètres : j’en ai observé de très beaux exemplaires dans les oueds Arrou et Tiniferan (des contreforts Nord-Ouest de l’Atakor) ; je l’ai observé également dans le cirque intérieur du Tellerteba.

Le bois de Jedari est recherché par les Touareg pour faire des instruments de cuisine de préférence au bois de Tamarix ;

3º Le Figuier ou Kerma (A), Tahart (T), ou Ficus carica L.

Il est peut-être spontané ?!.

J’ai constaté sa présence, vers 1.700 mètres, dans l’oued Tiniferan, au pied Nord-Ouest du Tahat.

Nous voyons que cet arbre méditerranéen remonte également jusque dans la deuxième zone de végétation.