Dans les « arrem » (centres de cultures) il est souvent accompagné de la Vigne (Vitis vinifera).

Le Figuier et la Vigne peuvent avoir été introduits dans l’Ahaggar à la même date (ou peu après) que les cultures méditerranéennes dans les oasis du Fezzan (par l’influence des Romains [?]) — on sait que les Touareg ont eu des relations très étroites avec le Fezzan dont certains groupes prétendent être originaires.

Après ces arbres traduisant encore des affinités méditerranéennes il ne nous reste plus qu’à ne pas oublier dans les arbres et arbustes de l’Ahaggar :

1º Le Jujubier ou Cédar (A), ou Tabakat (T), dont les espèces sont le Zizyphus Saharae Batt. et Trab., assez répandu, que l’on trouve en particulier à Amguid, et peut-être le Zizyphus Spina-Christi Wild., jujubier de grande taille qu’il m’a semblé reconnaître dans l’oued Tessirt (dans les contreforts Nord-Ouest de l’Atakor, entre l’oued Arrou et In-Amdjel).

Les Touareg se servent des feuilles de Tabâkat, hachées menues, pour soigner les blessures ;

2º Une espèce spéciale au Massif Central Saharien, le Myrtus Nivelli Batt. et Trab., trouvé dans l’Ifetessen et qui vraisemblablement existe également dans le Pays cristallin ;

3º Le Cafrier ou Capparis Spinosa L., que j’ai rencontré à Tin-ed’ness, dans l’Edjéré ; c’est un arbuste plutôt méditerranéen ;

4º Le Palmier-dattier ou Nakhla (A), ou Tazzaït (T), ou Phœnix dactylifera, que l’on rencontre près d’un certain nombre de points d’eau et dans les « arrem » jusqu’à une assez haute altitude (à Idelès par exemple il y a de nombreux palmiers et c’est à environ 1.300 mètres).

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Le simple examen de ces arbres et arbustes montre bien une grande variété dans la flore persistante du Massif Central Saharien (quand on la compare à celle du Sahara arabe).