A citer particulièrement pour les insectes aquatiques les points d’eau d’Entenecha, de Tahara, d’In-Ebeggi et d’Ens-Iguelmamen, dans le Tifedest, d’In-Ebeggi, dans l’Anahef, de Tin-Eselmaken, dans les Tassilis.
Un examen plus attentif permet de reconnaître, outre la présence des larves de ces animaux et de larves de moustiques, celles de Vers.
Enfin l’on a la, surprise de trouver parfois des Poissons en abondance ; dans la mare permanente de Tin-Eselmaken, près d’Amguid, en particulier j’ai eu l’occasion d’observer la présence de nombreux poissons dont certains atteignaient une taille de 30 centimètres environ ; je suis arrivé à en capturer deux qui ont été déterminés par le docteur Pellegrin, du Museum[75] ; ce sont deux exemplaires du Barbus biscarensis Boulenger, des environs de Biskra.
Une autre espèce de barbeau, le Barbus Deserti Pellegrin, a été récoltée dans la mare d’Ifedil, dans les Tassilis également, associée à l’espèce précédente et décrite par le Dr Pellegrin ; il est probable que cette espèce existe également à Amguid.
Tels sont les deux points du Massif Central Saharien où la présence des poissons a été reconnue avec certitude et les espèces déterminées.
Ces barbeaux se rencontrent certainement en d’autres mares permanentes du Tassili de l’Ajjer, en particulier probablement dans l’oued Mihero ; les Touareg m’en ont signalé également dans l’Emmidir (dans un aguelmam de l’oued Arak).
Ils se rencontrent peut-être également dans le Pays cristallin.
Foureau a signalé des Clarias (Siluridés) dans les Tassilis de l’Ajjer ; je n’en ai point rencontré et je me demande s’il n’y aurait pas eu confusion.
Les Touareg ne mangent pas les poissons sous prétexte qu’ils sont impurs, se nourrissant, disent-ils, d’excréments !
C’est la même raison qui leur fait ne pas manger de poulet (disent-ils) ; mais il se peut qu’il y ait plutôt dans ces coutumes une cause ancienne religieuse.