Le 7, le 8, le 9, le 10, j’étudie cette région où on a prétendu que Flatters avait passé et où il aurait trouvé des émeraudes ; en réalité, il a passé par l’oued Tibiokin et c’est dans cet oued, s’il a trouvé des émeraudes, qu’il en aurait plutôt trouvé, lors du camp de plusieurs jours qu’il dut y tenir pour faire reposer ses chameaux, les abreuver à l’aguelmam In-Saman, et recruter des guides.
C’est peut-être une légende cette mine d’émeraudes, comme les ruines signalées près de Tisemt à l’occasion de cette mission, ruines que je n’ai pas vues.
Au confluent des oueds In-Ebeggi et In-Sakan, se trouve une superbe terrasse d’alluvions.
A In-Ebeggi, nous n’avons pas besoin d’avoir recours à l’abankor, l’aguelmam est plein d’eau, avec mêmes Dysticides et Vers.
Le point d’eau d’In-Ebeggi paraît très important ; un grand mechbed y aboutit. Le long de ce mechbed, aux environs d’In-Ebeggi, on trouve d’abondants débris de jaspes rouges (?).
Le 11, je remonte l’oued In-Sakan, profondément incisé dans les Schistes cristallins, en amont de l’abankor In-Sakan. Sur les terrasses d’alluvions, des tombeaux.
Je pousse une pointe dans l’Est de l’oued In-Sakan et étudie l’Adrar Idekel. Au cours de ce raid, je rencontre une source avec de beaux lauriers-roses et j’observe la présence de l’Aleo dans ces régions. L’Anahef est loin d’être dépourvu d’eau et de sources, ainsi que l’a dit Motylinski.
Je rentre par l’In-Kaoukan.
Le 12, je gagne le pied Ouest du Tellerteba en faisant l’étude des flancs de ce massif, par une marche à mi-côte ; sur le flanc Sud il y a un cirque où se trouvent quelques beaux arbres (Teleh, Agar) et de nombreux emplacements de campements touareg. Peut-être y a-t-il là encore un point d’eau, un abankor ?
Le 13, je fais l’ascension du Tellerteba. Je pars de l’altitude de 1.050 mètres environ. Après l’escalade difficile de la barre rocheuse qui en constitue les défenses avancées et après l’avoir franchie à 1.500 mètres environ d’altitude, je descends dans un vaste cirque intérieur. Le fond de ce cirque est très humide ; il y a là un abankor permanent. Par une très aiguë et profonde entaille dans le rempart que j’ai franchi, un oued sort de ce cirque. Il coule dans une gorge de sortie qui n’a pas plus de 2 mètres de largeur et s’amuse en cascades et vasques.