Je trouve un Calosome. Les Coléoptères au Sahara sont surtout représentés par des Ténébrionidés (Pimelia, Blaps, etc.), des Curculionidés (Cleones, Apions, etc.) et des Carabidés (en particulier le Tamanrasat).
Puis sous les coulées, vers le bas, réapparaît le Cristallin avec un point d’eau important agrémenté de palmiers et dans lequel je trouve de nombreux papillons noyés — parmi lesquels de très beaux Sphynx.
L’oued devient très humide dans les Schistes cristallins, profondément gravé, et sa végétation assez belle ; en particulier, il y a de fort beaux lauriers-roses. Il prend plus loin le nom d’oued Tamanrasat.
Je campe au pied d’une aiguille de lave prismée au milieu des tentes du caïd Oini.
Le 27, le 28 et le 29, Tamanrasat.
Le 30, le 31 et le 1er avril, retour par la même voie jusqu’à l’oued Echchil. Je rencontre en particulier les campements d’Anaba et ceux de la Tamenoukalt, que j’avais déjà rencontrés à l’aller.
Je gagne, de l’oued Echchil, l’oued Tikeneouin, où je passe, le 2, non loin d’un abankor.
Le 3, retour à l’oued Echchil.
Le 4, le 5 et le 6, repos et étude de l’oued Echchil et de ses environs.
Le 7, je gagne l’oued Tamzizek par l’oued Tiniferan et l’oued Arrou, ce dernier d’abord encaissé très pittoresquement dans les roches grenues, ensuite dans les Schistes cristallins ; beaucoup d’eau partout.