Nous campons dans un fond à Chobrok et Teleh, d’où l’on a une belle vue sur l’Atakor, avec la masse du Tahat et des hauts plateaux.

Le 20, nous montons dans l’Atakor, en suivant un chemin très bien établi ; le réseau hydrographique est dense et compliqué. Nous trouvons des truffes blanches (terfes [A]), en particulière abondance. Ces terfes, avec le Dahnoun (A) et le Berdi (A) sont des ressources en cas d’absence de vivres. Nous campons dans l’oued Tikeneouin.

Et le temps qui était menaçant depuis quelques jours devient mauvais et nous subissons un orage.

Les nuages sont très fréquents autour du massif du Tahat et des massifs montagneux les plus élevés du Massif cristallin qu’ils entretiennent ainsi dans une certaine humidité.

Le 21, nous campons dans l’oued Echchil près d’un abankor avec lauriers-roses, au pied du Tahat. L’altimètre marque 1.730 mètres.

Le 22, nous gagnons par le Nord du Tahat, par un épaulement du Tahat à plus de 2.000 mètres, l’oued Ti-n-Iferan situé beaucoup plus bas ; campons dans cet oued près de son confluent avec l’oued Tellet-Mellel, et près d’une source située dans le voisinage de beaux figuiers ; l’altimètre marque alors 1.720 mètres. Aperçu un tombeau et une roche gravée de tifinars.

Le 23, même camp.

Le 24, retour à l’oued Echchil.

Le 25, je gagne l’oued In-Fergan en remontant l’oued Abedassen d’abord, puis en appuyant à l’Est dans des plateaux semés de majestueuses aiguilles volcaniques.

Le 26, je descends vers l’oued Terroummout par de vastes coulées étagées d’où émerge à ma gauche le pittoresque Akrakar ; à droite l’Isekram.