Le 18, nous gagnons Hirafock, au milieu des granites décomposés en boules qui forment parfois des tas coniques ou taourirts, très pittoresques, qui semblent comme les tas de boules de quelque Titan.
Nous traversons les oueds El-Ilou, Tahahift et Tafidjert (avec abankor). J’observe pour la première fois un cercle sacré (?), un cercle de quelques mètres de rayon, dessiné très soigneusement par trois rangs de pierres contigus formant un ruban en circonférence d’une régularité parfaite. J’insiste sur la facture très soignée de cet ouvrage, qui le met très à part dans la série des monuments lithiques sahariens. Cet ouvrage est situé au milieu des granits décomposés.
Pâturage à Guetof.
Hirafock est un centre de culture, un peu abandonné, semble-t-il. Ce ne sont pas les emplacements de centres de cultures qui manquent dans l’Ahaggar, ni l’eau, mais la main-d’œuvre. J’ai noté nombre d’endroits qui se prêteraient très bien à la culture.
A Hirafock, on trouve de beaux Tarfas et des figuiers.
Le 19, suivons l’oued Hirafock jusqu’à ce qu’il tourne vers le Nord.
Là, c’est une admiration béate : l’oued coule ; il paraît qu’il y aurait toujours un filet d’eau en cet endroit.
Nous quittons l’oued et prenons dans la montagne (Schistes cristallins) la direction de l’Ouest.
Les chameaux se régalent de Chereg.
Au Nord des coulées constituent plusieurs nappes étagées avec cratères, comme près d’Idelès.