L’impression générale qui se dégage des régions du Tifedest que nous avons parcourues est qu’il est très avantagé à divers points de vue, et en particulier que les centres de culture y pourraient être nombreux (il y en a plusieurs abandonnés) sans l’absence de main-d’œuvre agricole que la suppression théorique de l’esclavage a créée dans ces pays.
Le Tifedest possède au plus haut degré l’avantage d’avoir des vallées humides ; il joue un rôle important dans la richesse des Issekemaren, les riches plébéiens des Kel-Ahaggar, et ses produits d’élevage camelin sont parmi les meilleurs de l’Ahaggar.
C’est certainement une des régions les plus richement dotées du pays des Kel-Ahaggar en même temps que vraiment des plus pittoresques et originales.
Le 19, je gagne directement le confluent de l’oued Taremert-n-Akh avec l’Igharghar, près d’Egeleh. C’est maintenant un tanesrouft, le pays plat de l’Avant-pays cristallin, pays absolument nu.
J’aperçois une grande antilope près d’Egeleh.
A signaler des tombeaux (?) nombreux, en gâteaux ronds bien bâtis, avec des sortes de branches radiées, généralement deux. Sont-ce des tombeaux ou des signaux ?
Je campe dans l’oued Taremert-n-Akh, près d’un peu d’Arta sec.
Le 20, je gagne Amguid, où je retrouve de la végétation (de l’acheb) et des montagnes : l’Enceinte tassilienne.
Le 21 et le 22, repos à Amguid.
Le 22 et le 23, raid à Iraouen.