[4]Altitude du seuil : 47 mètres ; le seuil rocheux a été trouvé par les sondages de la mission Roudeyre à 15 mètres seulement d’altitude. Ce seuil rocheux aurait provoqué la formation d’une barre. Cette barre aurait contribué à l’établissement d’un milieu de salure et de faune spéciale.

[5]Ou, si l’on préfère, des mouvements épirogéniques de la région méditerranéenne.

[6]Il est vrai que dans les dépressions de l’oued Mzezem et du Houd-ech-Cheb sur les bords sud-tunisiens du Grand Erg Oriental, au Nord de Rhadamès et sur la frontière tripolitaine, Pervinquière a signalé la présence en abondance du Cardium edule et que ces cuvettes par leurs dépôts ne semblent pas pouvoir être considérées comme ayant été nettement marines (absence de NaCl dans les dépôts). Mais ces cuvettes peuvent avoir eu un étroit voisinage marin ou des connexions éphémères avec la mer ; par leur altitude (280 m.), elles ne pouvaient être très loin du golfe méditerranéen ; enfin il a pu se produire une sorte de lessive ou autre opération chimique dans ces dépôts qui expliquerait cette absence de NaCl.

[7]Je rappelle également la découverte d’une proue de galère dans la région des Chotts.

Les Chotts, actuellement, ne se prêteraient guère à la vie active d’une galère ; cette trouvaille peut faire penser ainsi que le desséchement des résidus des golfes sahariens plio-pléistocènes s’est parachevé pendant la période historique ; et l’on ne saurait ne pas évoquer ici le souvenir du lac Triton des écrivains latins.

[8]Car la question de ce golfe se pose non moins sérieusement ; mais j’ai traité plus particulièrement dans ce paragraphe du golfe méditerranéen sud-constantinois qui rentre seul dans le cadre de ce chapitre intitulé : « du Sahara arabe sud-constantinois ».

[9]Tinrert en Tamahak est un diminutif de inrer qui veut dire ravin.

[10]Ou que cette présence soit due à l’influence de la mer dont il est parlé plus haut ; mais cette hypothèse est peu probable. Le golfe lagunaire ne semble pas avoir eu une si vaste extension, et son caractère lagunaire ne permet peut-être pas d’imaginer de pareils transports de galets qui paraissent d’ailleurs originaires de l’Ahaggar.

[11]Cette formation de sable aux dépens du sous-sol s’impose particulièrement à l’esprit dans des régions voisines : les régions d’affleurement des formations sableuses de la base de la série crétacée.

[12]L’action des orages violents se traduit en particulier par l’action dissolvante des eaux de ruissellement pour dissoudre les éléments solubles si abondants dans les formations crétacées de cette région et jouer un rôle important dans leur désagrégation.