Plus au Sud, la dépression du Djoua est limitée par les sables de l’Erg d’Isaouan.
Il semble que vers ce contact les argiles multicolores, à niveaux sableux de plus en plus abondants passent à un complexe argilo-sableux et argilo-gréseux, d’âge indéterminé également, qui représente pour une part peut-être des formations continentales constituées au cours de la période d’émersion post-carbonifère, ante-cénomanienne, sans qu’il soit possible de préciser davantage.
Ainsi, il n’est pas prouvé, pour le moment, que la transgression méso-crétacée ait atteint la région de Tinghert dès l’Albien.
On ne connaît pas d’Albien marin certain à la base du Crétacé. Les formations crétacées marines les plus basses datées d’une façon incontestable sont cénomaniennes.
La transgression crétacée marine n’est certaine que pour l’époque cénomanienne.
A partir de l’Erg d’Isaouan vers le Sud on ne trouve plus de formations crétacées ou secondaires avant le Soudan où le Crétacé affleure au Sud du Massif Central Saharien ancien, suivant une bande continue, entre le 16e et le 18e degrés de latitude, allant de la région d’Agadès à Tabanckort, dans laquelle l’on retrouve le pendant des krebs de Tinghert dans ceux de Tamaïa.
Au Sud de l’Erg d’Isaouan s’étendent donc les pays primaires du Massif Central Saharien.
[2]Ou des mouvements épirogéniques.
[3]Ou, si l’on préfère, « que l’Afrique du Nord ayant été moins émergée au Pliocène qu’aujourd’hui la mer ait occupé alors par le seuil de Gabès une partie de cette cuvette pour en disparaître, etc. »