Nous avons également indiqué que l’on peut maintenant considérer les Schistes cristallins de l’Ahaggar comme plissés à l’époque algonkienne et comme eux-mêmes anté-cambriens.
On peut admettre également cet âge anté-cambrien pour les Schistes cristallins d’immenses régions du Sahara, ainsi que leur plissement à l’époque algonkienne, entre autres les régions de l’Adrar des Iforas, de l’Aïr, du Tibesti (la partie qui est en Schistes cristallins), de l’Eglab et d’Amseiga (au nord d’Atar, en Mauritanie).
Et c’est tout un « bouclier algonkien », un « faîte ancien » qui est révélé, le « Faîte saharien »[101].
Dans ces conclusions, nous n’irons pas plus avant dans la mise en relief des résultats scientifiques de notre exploration exposés au cours de ce travail.
Ceux-là, rappelés dans ces dernières lignes, suffisent déjà, croyons-nous, à légitimer la mission[102] scientifique en Sahara central au point de vue géologique, géographique et biologique dont nous avait chargé, en 1921, M. le Ministre de l’Instruction Publique.
Grenoble, le 15 mars 1924.
MASSIF CENTRAL SAHARIEN
DE L’AHAGGAR
Croquis Schématique de l’“ Enceinte Tassilienne ” par Conrad Kilian 1922