Et ainsi la flore, la faune du pays targui et le réseau hydrographique saharien fournissent un faisceau de raisons de croire qu’un passé humide a régné sur le Sahara.

Nous ne sommes pas le premier à émettre cette hypothèse, mais la question nous a paru ne pouvoir que gagner à une mise au point, appuyée souvent de précisions nouvelles.

Pour l’explication de ce passé humide, qui reste encore un point à éclaircir, nous avons cru devoir faire un exposé de la question de la mer saharienne car, au cas où des golfes méditerranéens et de l’Océan Atlantique auraient pénétré profondément le Sahara on s’expliquerait des précipitations atmosphériques plus considérables desquelles l’influence de volcans en activité et une plus grande élévation du Massif Central Saharien ne semblent des explications ni suffisantes, ni bonnes.

Et nous avons conclu que contrairement à l’opinion généralement admise actuellement la question n’est pas réglée définitivement et qu’on ne peut rejeter encore, sans éléments nouveaux, l’hypothèse des golfes sahariens.

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Au cours de cet exposé par unités structurales, nous avons mis en lumière le rôle joué par les sédiments siluriens dans les formations de l’Enceinte tassilienne.

Nous avons montré que les Grès inférieurs des Tassilis internes sont plus anciens que les Schistes à Graptolithes (siluriens) et qu’ainsi toute une partie des Tassilis est plus ancienne qu’on ne le croyait.

Nous avons esquissé la carte générale d’affleurement de ces Schistes siluriens à Graptolithes et des Grès qui leur sont inférieurs.

Ces résultats ont une notable répercussion sur la géologie des vastes domaines de grès de l’Afrique Centrale et Occidentale française dont ils peuvent contribuer à démêler les traits par analogie.

Ces résultats permettent ainsi de croire que les sédiments siluriens jouent un rôle important dans ces immenses pays[100].