Le puits artésien de la Zaouia est déjà un élément précieux et peut-être suffisant (j’ignore quels seraient les besoins de la voie ferrée) ; son eau pourrait être amenée, par gravité et par conduites, jusqu’au voisinage immédiat de la voie ferrée (20 km. environ, puisqu’on est obligé de passer à cette distance de Fort Flatters pour éviter les sables).

Il est vraisemblable que des recherches d’eau artésienne auraient du succès dans cette dépression Sud-Tinghert, dans laquelle se trouve Temassinin.

On peut espérer un sondage heureux, mais il faut escompter des déboires et ne pas compter sur le succès du premier sondage.

Les eaux artésiennes sont vraisemblablement emprisonnées dans les niveaux de grès sableux crétacés plus ou moins lenticulaires qui sont pincés dans les marnes et argiles imperméables de la base du Cénomanien ou leur sont inférieurs.

Tous ces niveaux sableux ne sont pas forcément des asiles d’eaux artésiennes ; il faut qu’ils soient dans certaines conditions particulières, et nous ne connaissons pas encore suffisamment le bassin de Temassinin pour donner un diagnostic sûr.

On comprend dès lors que nous déclarions qu’il faut espérer un sondage heureux.

Si l’on désire rechercher des eaux artésiennes dans la dépression Sud-Tinghert, il conviendrait de ne pas agir par coups de sonde désordonnés, ainsi que cela fut trop souvent le cas dans l’oued Rhir.

Il conviendrait, croyons-nous, de pousser des sondages méthodiquement, c’est-à-dire faire un premier sondage à un emplacement indiqué sur le terrain par un géologue ayant quelque expérience à ce sujet.

Faire suivre le sondage par le géologue en question qui serait en observateur sur les lieux. Ce géologue aurait qualité pour arrêter le sondage lorsqu’il estimerait que, par suite de l’âge ou de la qualité des formations atteintes, il n’y a plus lieu de continuer.

Puis, avec l’enseignement de ce premier sondage, il pourrait en être entrepris d’autres aux emplacements désignés par lui et toujours suivis.