Le géologue se prononcerait également sur l’opportunité de poursuivre chacun de ces sondages ou de les arrêter.
Ainsi, on évitera : de poursuivre un sondage alors que scientifiquement il n’y a plus d’espoir d’un ordre dont on puisse tenir compte ; de ne pas tirer de chaque sondage la leçon précieuse qu’il peut procurer pour les recherches ultérieures ou en cours.
Enfin, en cas d’insuccès répétés, dès qu’il estimera avoir suffisamment d’éléments pour juger de la question, le géologue se prononcera sur la nécessité de poursuivre l’ensemble des recherches ou de les arrêter.
Au besoin, il pourra être adjoint un sourcier au géologue, l’expérience ayant montré que, malgré beaucoup d’insuccès, les indications de certains baguettisants peuvent parfois se trouver justes, quoique la réalité de la sensibilité à l’eau ne soit pas encore démontrée scientifiquement.
Le géologue pourrait choisir de préférence les points de sondage qui lui seraient indiqués comme particulièrement propices à la fois par sa science et par le sourcier. Cela pour mettre le plus de chances de son côté.
Mais il conviendrait, croyons-nous, de donner tout pouvoir au géologue, qui ne tiendrait compte des indications du sourcier que s’il hésitait entre plusieurs emplacements également indiqués au point de vue scientifique.
Le sourcier ne serait nullement nécessaire. Le géologue absolument nécessaire si l’on veut travailler méthodiquement et arriver au succès par le moins grand nombre de sondages.
Le géologue devrait auparavant se familiariser avec les recherches, très spéciales, d’eaux artésiennes dans l’oued Rhir par exemple, en suivant quelques sondages et en consultant les archives des sondages passés, car les recherches d’eaux artésiennes ne sont pas si simples qu’il paraît à première vue : un sondage placé à 15 mètres d’un autre qui a trouvé l’eau à 50 mètres pourra ne la trouver qu’à 70 mètres, etc.
Je n’ai pas la place dans ce rapport rapide de tenter d’exposer comment il peut en être ainsi, mais je tiens à attirer l’attention sur la complexité de la recherche des eaux artésiennes.
Il est vrai que dans les archives on ne trouverait peut-être pas de renseignements géologiques bien précis sur les couches rencontrées par chaque sondage ; la méthode du géologue observateur n’ayant malheureusement pas, à ma connaissance, été suivie avec continuité dans l’oued Rhir.