On peut espérer, en cet endroit, trouver toute une faune variée du Silurien ; j’espère qu’une nouvelle mission me permettra d’exploiter cette découverte.

Ainsi, les sédiments siluriens jouent un rôle très important dans la constitution de cette partie des Tassilis.

L’appellation de Tassilis dévoniens, employée jusqu’à ce jour, est donc absolument incompatible avec la réalité et il convient de lui substituer celle de « Tassilis dévono-siluriens », qui, elle-même, n’est peut-être pas encore exacte puisque le Cambrien peut être également représenté, mais qui suffit tant que la présence du Cambrien n’est pas démontrée par la découverte de fossiles indiscutablement cambriens.

Ces observations relatives à la région Tassirt-Iskaouen jettent un jour nouveau sur la constitution de l’Enceinte tassilienne.

Dans la région des Irraren-n-Ahaggar (ou Iraouen), un raid rapide nous a permis de constater qu’après la traversée de l’erg d’Amguid[29], la piste qui va d’Amguid à Hassi Messeguem suit une dépression, qui est la continuation de la dépression de l’Atafaït-Afa, c’est-à-dire dominée au Nord par des escarpements dont la base est constituée par des Schistes à Graptolithes, et le haut par des Grès supérieurs des Tassilis, et qui est limitée au Sud par l’élévation progressive des Grès inférieurs des Tassilis, qui forment des plateaux dans lesquels se trouve un aguelmam temporaire que l’on m’a dit s’appeler Tarara (appellation dont je ne suis pas certain, n’ayant pu la recouper par plusieurs témoignages de Touareg).

Planche VII.

Enceinte tassilienne. Le bord Sud des Tassilis internes, près d’In Ebeggi, la « Discordance tassilienne » des Grès inférieurs sur les Schistes cristallins.

Végétation : 1, de Chobrok (en fleurs) ; 2, de Mourkba et 3, de Teleh.

Passons à l’Emmidir (ou Mouydir)[30].