(Je citerai parmi ces ondulations l’anticlinal-dôme de l’In-Kaoukan.)
Dans la région d’In-Amdjel, les Schistes cristallins forment des crêtes également sub-méridiennes. Là, ils semblent laminés ; il se pourrait qu’il y ait eu des phénomènes de charriages.
Ainsi on constate dans l’Ahaggar, dans les plissements des Schistes cristallins, une direction dominante sub-méridienne Nord-Nord-Ouest-Sud-Sud-Est, à laquelle ne semble pas être étrangère la direction générale qui fut celle des mouvements algonkiens, des Saharides dans l’Ahaggar.
Il n’est peut-être pas inopportun de rappeler ici que la direction Nord-Ouest-Sud-Est est la direction des plissements algonkiens, entre la mer Blanche et le Nord de la Norvège.
D’autre part, il convient de faire remarquer que nous ne connaissons ces plissements algonkiens que par les régions du Nord et du Centre de l’Ahaggar, que ce n’est là qu’un aperçu relativement local sur ces plissements et qu’il est possible que d’autres explorations nous apprennent qu’ils ont une autre direction ailleurs et sont plus ou moins disposés en virgation.
Des explorations de la région entre Ahaggar et Tibesti seraient très intéressantes à ce sujet, ainsi que des explorations des pays cristallins de l’Eglab.
Cette direction sub-méridienne Nord-Nord-Ouest-Sud-Sud-Est qui déjà dans l’Ahaggar n’est pas absolument générale, ne peut encore être considérée comme la direction générale des Saharides, pour le moment.
Les plissements postérieurs semblent avoir épousé plus ou moins les directions des plissements algonkiens, avoir tout au moins été influencés par elles.
Et c’est à l’influence des plissements algonkiens en particulier qu’on pourrait peut-être attribuer la tendance Nord-Ouest-Sud-Est des rides sub-méridiennes de l’Enceinte tassilienne, de date postérieure, sinon le caractère sub-méridien lui-même de ces rides.