Enfin, il est possible que le Pays cristallin ait été le théâtre d’affaissements, de surrections, de mouvements épirogéniques en relation avec les phénomènes volcaniques dont nous parlerons plus loin, et avec les plissements tertiaires alpins dont ces incidents pourraient avoir été le contre-coup : le contre-coup de l’Atlas.
Il est donc difficile de déterminer, dans l’état actuel de plissements des Schistes cristallins, la part des plissements algonkiens, et la caractéristique de ces plissements.
Les observations que l’on peut faire au cours d’une rapide mission d’exploration ne permettent pas de répondre avec précision et certitude à ces questions ; une étude de longue haleine est nécessaire.
On a parlé d’une direction générale sub-méridienne des plissements saharidiens.
En effet, on constate que beaucoup de crêtes de Schistes cristallins dont certaines sont certainement de plissement surtout algonkien, sont voisines de la direction Nord-Sud, mais toujours avec une tendance vers Nord-Ouest-Sud-Est.
Ainsi, au mont Ahellakan où les Grès inférieurs des Tassilis reposent très calmes sur les Schistes cristallins, ce qui permet de considérer les plissements des Schistes cristallins dessous comme purement algonkiens, on constate que la direction des plissements est bien Nord-Nord-Ouest-Sud-Sud-Est.
Dans l’Edjéré, ces crêtes sont particulièrement nettes, émergeant des coulées dont nous parlerons plus loin. Elles sont en général plutôt Nord-Nord-Ouest-Sud-Sud-Est que Nord-Sud, avec le pendage des Schistes dirigés vers l’Est, tout le long de l’oued Tedjert en particulier.
Certaines crêtes sont dirigées presque Nord-Ouest-Sud-Est, en particulier à l’Est de la gara Holla.
La gara Tersi est un synclinal de Schistes cristallins isolé en « Monad-Nock », orienté Nord-Nord-Ouest-Sud-Sud-Est.
Dans la région Nord de l’Anahef, la région de l’In-Sakan, les Schistes cristallins ont une allure très calme et forment des plateaux ondulés, la direction des plissements semble encore Nord-Nord-Ouest-Sud-Sud-Est.