C’est en vain que nous avons cherché dans les alluvions que l’on trouve sous les coulées des restes d’organismes permettant d’avoir une idée de l’âge des épanchements.
On en est réduit à faire uniquement pour le moment, entre les différents volcans et leurs coulées, des comparaisons fondées sur l’état de conservation des appareils volcaniques et les relations des coulées entre elles (quand c’est possible).
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Les principaux centres volcaniques dont nous avons constaté l’existence sont les suivants :
a) Au Nord et au pied du massif de l’Oudan, entre ce massif et le mont Edjeleh, et plus près de ce massif que l’Edjeleh, nous avons constaté la présence de coulées basaltiques étalées en vastes nappes qui couvrent une assez grande surface.
Ces coulées semblent récentes.
Leur existence n’avait pas été signalée jusqu’à maintenant ;
b) Dans l’Edjéré et à l’Ouest de Tisemt nous avons rencontré des volcans et coulées, de l’Hanou Tin-a-degdeg dans l’oued Tedjert à Tisemt sur les bords de la plaine de l’Amadror.
Ces volcans sont remarquablement bien conservés. Tous leurs appareils noirâtres font contraste avec les crêtes des Schistes cristallins qui émergent parées de vives couleurs par les jeux de lumières étonnants de ces pays des sombres coulées basaltiques.
Ces coulées s’étalent en général comme de véritables lacs occupant les fonds des vallées, et les oueds se sont réfugiés sur leurs bords, en suivant leur contact avec les Schistes cristallins ; ces oueds ont souvent leurs rives parées de magnifiques colonnades de prismes basaltiques, en particulier l’oued Tedjert de l’abankor Ahalléllen (au Sud de Hanou-Tin-a-degdeg, lui-même au Sud de Hanou-Tin-Edéjerid), à l’abankor Tin-ed’ness (près du redir El-Arab).