La période la plus récente semble représentée par la coulée de basalte de l’oued Echchil (ou Abedassen) et l’îlot volcanique qui se trouve dans le fond de l’oued Ti-n-Iferan, au Nord-Ouest du Tahat, au Sud de la Source des Figuiers.
La période la plus ancienne, peut-être contemporaine des éruptions de l’Assgaffi, semble représentée par le plateau de l’Isekran (p. c. avec Asekrem dans l’Atakor) qui domine les vastes coulées étagées plus récentes dans lesquelles est encaissé l’oued Teroummout, et également peut-être par la coulée de l’Adrian.
La période de plus grande activité semble intermédiaire entre ces deux extrêmes et correspondant en particulier aux vastes coulées étagées dans lesquelles est encaissé l’oued Teroummout.
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On voit par l’exposé qui précède que les manifestations volcaniques au Pays cristallin de l’Ahaggar sont loin d’avoir été un cas isolé, localisé, et sans ampleur.
Nous avons constaté la présence de centres volcaniques au Nord de l’Oudan, dans l’Edjéré et la région Ouest de Tisemt, dans le Nord-Ouest de l’Anahef, dans la région d’Idelès et dans toute la Koudia.
Ce ne sont pas là encore tous les centres volcaniques du Pays cristallin de l’Ahaggar ; d’autres ont été signalés : le volcan d’In-Size, le Serkout, etc., etc.
A mesure que les explorations se poursuivent, le Pays cristallin de l’Ahaggar apparaît de plus en plus comme une terre de prédilection du volcanisme, au Tertiaire et au Quaternaire.
Des affaissements ?
Les volcans de l’Ahaggar sont peut-être en relation avec des affaissements[45], qui, comme nous le verrons plus loin, pourraient expliquer certains des caractères morphologiques du Pays cristallin.