Dans toute la région Edjéré-Tisemt, l’ensemble volcanique peut être considéré comme pléistocène et antérieur à la présence de l’homme de l’âge de la pierre taillée dans cette région ;

c) Au Sud-Est de la plaine de l’Amadror, dans le Nord de l’Anahef, le massif volcanique de l’Assgaffi est le témoin d’une activité volcanique certainement antérieure à celle de tous les volcans précédents.

Là, on ne constate plus la présence de cratères bien conservés et les coulées sont perchées très au-dessus des vallées sur des socles cristallins (c’est le cas pour le Tellerteba, dont les parties les plus élevées sont d’épanchement volcanique), ce qui suppose un long travail d’érosion.

Les coulées sont également de nature minéralogique différente.

Le centre volcanique de l’Assgaffi et du Tellerteba est très ancien, aucune précision n’est possible pour le moment quant à son âge : il est tertiaire vraisemblablement, c’est tout ce qu’on peut en dire, et encore ! il pourrait être crétacé, mais alors il faudrait admettre qu’il n’est pas en relation avec le contre-coup des plissements alpins (Atlas) principaux sur un pays peu souple.

d) Dans la région d’Idelès, nous trouvons de nouveau un centre volcanique d’activité récente, pléistocène probablement.

Les coulées et volcans sont bien conservés. Citons en particulier les beaux basaltes prismés de l’oued Terrinet (affluent de la rive Ouest de l’oued Telouhet) tout près d’Idelès ;

e) Dans la Koudia, les formations volcaniques ont un immense développement.

Ce n’est que vastes coulées étagées, aiguilles, culots volcaniques plus ou moins prismés, l’Irhafock à Tamanrasat.

Dans ces régions centrales de l’Ahaggar l’activité volcanique s’est manifestée avec une ampleur particulière et en de nombreuses périodes (trois principales, semble-t-il), suivant des modes divers et avec des émissions variées.