Il existe un épanchement de ces cailloutis, sortes d’alluvions, sur le flanc Est de ce cratère.
Ces morceaux de roches diverses sont sans doute des débris arrachés à la cheminée et la dernière émission de ce volcan semble avoir été une émission de cailloutis.
Il semble que nous ayons là un beau type de « neck ».
Outre son genre particulier d’activité, le cratère de Tisemt est intéressant à un autre point de vue.
Dans les débris qui remplissent son entonnoir, nous avons trouvé des calcaires travertineux que M. Buttler a observés en place, non loin de la base.
Ainsi, ce cratère est postérieur à ces travertins, et le jour où ces travertins se révèleront fossilifères, nous pourrons avoir des données précises sur l’âge de ce volcan.
Au pied de ce cratère se trouvent les salines de Tisemt ; l’origine de ces salines est mystérieuse encore !
La formation de ces amas de sels a-t-elle été en relation avec les manifestations volcaniques ?
La forme des protubérances salines pourrait faire pencher vers cette hypothèse, mais elle pourrait également faire croire à l’existence passée de sources chargées de sel en cet endroit !!!, sources plus ou moins artésiennes, provenant peut-être d’un seuil rocheux, barrant l’issue des eaux cheminant en profondeur dans la plaine de l’Amadror, les obligeant à remonter en surface et les faisant sortir dans cette dépression qui est le point le plus bas de la plaine de l’Amadror (en profondeur de la plaine de l’Amadror se trouvent peut-être des dépôts salés qui chargeaient ces eaux en sels, dépôts salés d’une sorte d’ancienne mer morte ; le puits de Tisemt, très profond [80 m. environ], est salé, mais pas artésien !).
Des analyses d’échantillons salins que M. Buttler a recueillis dans cette saline nous fixeront peut-être dans la suite.