Mais la civilisation de l’âge de la pierre semble très récente en pays targui. Les Touareg conservent encore l’usage de l’emmanchure néolithique pour leurs haches, et l’âge de la pierre taillée, postérieur à la période d’activité des derniers volcans de l’Edjéré, n’est peut-être pas très ancien.

Les éruptions de l’Edjéré paraissent pléistocènes par l’état de conservation de leurs coulées et de leur cratère.

Les cratères de la région de Tin-ed’ness semblent alignés sensiblement suivant des directions sub-méridiennes.

On peut distinguer à l’Est de Tin-ed’ness, et de l’Est à l’Ouest, deux de ces alignements.

A l’Ouest de Tin-ed’ness on aperçoit une autre chaîne de volcans (monts Iferekouassen), la plus importante par l’ampleur de ses appareils.

Les volcans de l’Est de Tin-ed’ness paraissent en général moins récents que ceux de l’Ouest, mais ce n’est que l’impression qu’on peut avoir au cours d’un rapide passage, c’est-à-dire bien sujette à caution.

Les volcans sont très développés également dans la région de l’Ouest de l’oued In Reggi et du Nord-Ouest de Tisemt (monts Tig’elouin) où ils forment un ensemble montagneux important.

On trouve quelques cratères et coulées près de Tisemt.

La montagne de Tisemt qui domine les deux salines si réputées en pays targui est un curieux cratère.

L’entonnoir de ce cratère est rempli de cailloutis, sortes d’alluvions, de morceaux de roches diverses et très variées que nous n’avons trouvés que là, et épars sur le sol autour de ce cratère.