Enfin, des puits seraient particulièrement bien placés juste avant (en amont) et dans le défilé par lequel l’oued Arami sort de la dépression de Tounourt et traverse la masse fortement relevée des Grès inférieurs pour se jeter dans l’oued Ir’err’er.
La dépression de Tounourt permet donc l’établissement d’un précieux champ de puits de faible profondeur (4 à 6 m.) bien alimentés, semble-t-il, particulièrement à l’entrée et vers la sortie de l’oued Arami (ou oued Tounourt) et à quelques kilomètres de la Centrale d’eau.
2º Puits de l’Ir’err’er. — Enfin on pourra creuser un puits dans les alluvions de l’oued Ir’err’er.
Ce puits serait bien placé à la hauteur du défilé de l’oued Arami (d’ailleurs, sur la carte au 1/800.000, il est marqué un puits en cet endroit : les Touareg en ont été très étonnés et m’ont dit n’avoir aucun souvenir qu’il y ait eu jamais un puits là, je n’ai donc pu avoir aucun renseignement sur la profondeur de ce puits) ; l’emplacement indiqué sur la carte serait excellent.
Ce puits sera vraisemblablement très bien alimenté : n’est-ce pas dans cette région d’Amguid que se réunissent probablement dans les alluvions, en profondeur, toutes les eaux du bassin supérieur si vaste de l’Ir’err’er ?
Je ne peux donner aucune indication sur la profondeur à laquelle on trouvera le roc et jusqu’à laquelle on devrait creuser le puits pour traverser toutes les nappes aquifères de ces alluvions et avoir le rendement maximum en eau.
On a déclaré qu’il y avait là, en profondeur, des eaux artésiennes ; je ne le crois pas, mais ce n’est pas impossible, des niveaux argileux pouvant emprisonner des eaux en charge (la charge venant de l’amont).
c) Conclusion. — On voit que les ressources en eaux dont pourrait être dotée la Centrale-Eau d’Amguid sont très satisfaisantes pour le pays (et pourtant je n’ai envisagé que les eaux très proches d’Amguid et n’ai parlé ni des barrages-citernes, que l’on pourrait établir, ni des eaux que l’on pourrait rechercher par sondage en roche).
Cependant je tiens à attirer l’attention sur ce que le pays d’Amguid n’ayant jamais été l’objet d’une succion d’eau aussi intense que celle qui serait faite au cas où on réaliserait ce projet, on peut craindre à la suite de périodes sèches trop longues le tarissement de certaines sources et de certains puits, mais je ne crois pas de la totalité.
L’emplacement de cette Centrale-Eau qui serait le plus favorable, serait le point de la voie qui nécessiterait la moindre longueur de connexions avec les différents points d’eau.