Là, j’ai constaté la présence d’une source assez abondante d’eau excellente ; plusieurs palmiers, des ruines de jardins importants, de nombreux lauriers-roses, des roseaux, attestent de la richesse relative en eau de ces lieux.
La culture fut abandonnée récemment (il y a trois ou quatre ans), paraît-il, par suite de l’insécurité du pays.
Il semble qu’il y eut deux sources, mais une seule a subsisté, l’autre n’ayant pas été entretenue sans doute.
Cette source de Tihoubar est permanente (d’après les Touareg, entre autres Amaïs qui la connaît très bien, Aïne-Bou-Mesis étant dans son terrain de parcours un endroit de pâturage affectionné ; c’est Amaïs également qui récolte les quelques dattes que donnent les palmiers d’Aïne-Bou-Mesis).
Je crois qu’en améliorant le captage, en particulier en creusant plusieurs drains, on pourrait tirer du vallon d’Aïne-Bou-Mesis plus d’un litre à la seconde.
On pourrait amener par gravité cette eau jusqu’à la Centrale d’eau.
Telles sont les trois sources que l’on trouve dans le voisinage d’Amguid et qui pourraient alimenter la Centrale-Eau d’Amguid ;
b) Eaux de puits. — Mais là ne se bornent pas les ressources en eau dont pourra disposer cette Centrale-Eau ; si elles ne se montraient pas suffisantes, ou leur débit en dessous de mes prévisions, on pourra avoir plus d’eau par des puits :
1º Puits de Tounourt. — A l’endroit où l’oued Arami débouche dans la dépression de Tounourt (à quelques kilomètres d’Amguid) se trouve un puits peu profond (2 ou 3 m.) très abondant, appelé Tin-Tedjert, d’eau excellente[56] ; ce point fournira un apport sérieux. On pourra y mettre trois ou quatre puits.
D’autre part, des indices certains (présence de Tourha (T) ou Kerenka (A)[57] donnent le droit de compter dans la dépression de Tounourt, au parfait succès de puits de quelques mètres (4 à 6 m.) de profondeur ; les Tourha pourront servir d’indicateurs d’emplacements de puits.