[1] Quanquam, cependant (Gr. lat., 499, rem.). Ce sens est rare chez Tacite (Dialog., 28–33). Sur l’autre emploi de quanquam, cf. 28, note [16].

[2] Singulis, une pour chacun. Cet usage n’était pas sans exception, comme l’avoue Tacite lui-même. Les premiers rois francs eurent souvent plusieurs épouses et il fallut leur conversion au christianisme pour extirper la polygamie.

[3] Non libidine, non par libertinage. Le sens s’oppose à ce que cet ablatif soit rattaché à ambiuntur; il faut suppléer un autre verbe. C’est la figure de style, assez fréquente chez Tacite, qu’on appelle zeugma. — Nuptiis: datif d’intérêt (Gr. lat., § 280). — Plurimis a un sens affaibli: plusieurs. Cf. 13, note [12], et 14, note [4].

[4] Non uxor marito, sed uxori maritus. Remarquez la disposition des mots: c’est la figure appelée entrecroisement, fréquente chez Tacite. — Tout ce chapitre, comme le suivant, est une satire à peine dissimulée des mœurs romaines.

[5] Delicias muliebres, la vaine parure des femmes. La proposition qui suit exprime la même idée.

[6] In hæc munera, contre, c.-à-d. à la condition de, en échange de, comme en grec ἐπὶ τούτοις.

[7] Armorum aliquid, une arme quelconque, spécialement une épée. Cf. 15, note [6]. — Hoc, hæc, hos: cf. 13, note [4].

[8] Remarquez les anaphores fréquentes à la fin de ce chapitre: idem, hoc, sic, quæ sont répétés. Visiblement Tacite est entraîné par le tableau de ces mœurs viriles.

[9] Vivendum (esse) dépend de denuntiant; — accipere est suivi du réfléchi se parce que l’idée contenue dans admonetur se poursuit jusqu’à la fin de la phrase.

[10] Quæ: il s’agit moins des objets eux-mêmes que des sentiments qu’ils symbolisent. Le second quæ ne dépend pas de digna; un troisième quæ est à sous-entendre comme sujet de referantur et se tire du second qui est complément.