—Bruun, le chauffeur! Pour quoi faire? demanda M. Triphon ébahi.

—Pour prendre les clefs.

—Les clefs de la fabrique?

Sefietje fit signe que oui.

—Et tu les lui as données?

—Il les a prises, dit Sefietje.

—Est-ce que tu l'as dit à papa?

—Mais non!

M. Triphon prit sa casquette et se hâta, dans l'obscurité, vers la fabrique. Il secoua toutes les portes, qu'il trouva fermées. Dans la chambre au-dessus de l'écurie, il aperçut un mince filet de lumière: le «Poulet Froid» était à son poste. M. Triphon se retira sur la pointe du pied. Avec un sentiment d'espoir mêlé d'incertitude, il retourna à la maison, où il ne dit mot.

IX