—Pour quoi faire?

—Tu le verras... je te dis... Ah! tu nous amèneras l'enfant.

—L'enfant?» répéta Katerine, défaillante.

—«Oui. Toi seule le peux. Tu demanderas à Mauricette de le coucher dans ta chambre. J'ai suggéré le changement au petit. Ça l'amusera. Il aime que tu l'endormes avec les chants de la steppe. Tu lui promettras une histoire de loups. Rien n'est plus facile. Mauricette a confiance en toi.

—Mais il criera, il appellera...» balbutia Katerine.

—«Tu l'emporteras tout endormi. S'il est trop lourd, tu le mettras ensuite à terre. Mais jusqu'au tournant des Arènes... un poussin de quatre ans—tu es assez forte.

—Mon Dieu!» s'écria la malheureuse fille, dont les yeux s'élargissaient d'épouvante. «Vous voulez le tuer!...

—Qu'est-ce que ça peut te faire, à toi?» riposta Flatcheff.

—«Un enfant!...

—Il ne souffrira pas. Un tour de pouce,»—fit-il, en avançant le seul qu'il eût encore,—un horrible pouce, à la première phalange trop longue, et spatulée,—«puis, houp! là dedans, avec ce sac de chaux versé dessus, et le couvercle retombé... Il faudra mille ans pour retrouver sa trace.»