—Tu as raison.
Et il commença de s’habiller. Son premier saisissement se dissipait. La pitié s’en allait en même temps. Il grommela:
—Allons, voilà que ça la reprend! Je croyais que c’était fini, ces crises-là.
—Elle y est sujette? demanda hypocritement Robert, qui passait un flacon sous le nez de Sabine.
—Mais oui... Je te l’ai dit... Qu’est-ce que tu lui fais respirer là?
—Je ne sais pas. Et Dalgrand regarda l’étiquette collée sur la petite bouteille.
Il lut avec gravité: «Potion selon la formule», et un nombre de sept chiffres.
—Mais c’est une de mes drogues! s’écria Vincent. Qu’est-ce que tu veux que ça lui fasse? Attends, j’ai des sels anglais dans mon cabinet de toilette.
Sabine gémissait d’une façon continue. Ses prunelles, remontées à demi sous la paupière supérieure, semblaient baignées d’une vapeur blanche. Ses doigts se refermaient avec tant de force que les ongles paraissaient s’incruster dans les paumes, et que toute la vigueur de Robert ne parvenait pas à lui ouvrir les mains. Quand Vincent approcha les sels de son visage, elle fit un léger mouvement comme pour s’en détourner, mais la crise parut plutôt redoubler de violence: