—C’est de l’éther qu’il faudrait, opina Dalgrand.

—J’en ai, dit Vincent, je vais en chercher. Il y a une pharmacie dans le château.

Un moment après, il revint. Les deux amis firent respirer de l’éther à la malade, puis ils en mirent un peu dans de l’eau sucrée et lui en coulèrent une petite cuillerée entre les lèvres.

Peu à peu, les phénomènes nerveux s’atténuèrent. Les gémissements saccadés s’espacèrent et se turent. Les doigts se détendirent. Les prunelles reprirent leur éclat.

—C’est fini, murmura Vincent.

Malheureusement, ce qui frappa les yeux de Sabine, lorsqu’elle reprit connaissance, ce fut le visage de Robert. Aussitôt elle retomba en arrière avec un véritable hurlement de terreur. Et la crise hystérique reprit avec une nouvelle intensité.

—On dirait vraiment que c’est de t’avoir vu là... hasarda Vincent.

—Évidemment... Dans son état, ma présence la gêne, dit Robert. Je vais me retirer. Tu viendras me dire quand elle sera remise.

—Mais ton train?

—Je ne le prendrai pas.