—Quand vous nous aurez mis à la gare, dit-elle au domestique, vous retournerez au château le plus vite possible, et vous ferez dire à monsieur que j’ai été forcée de partir pour Paris.
—Bien, madame.
—N’est-ce pas? vous le ferez dire tout de suite, pour que monsieur ne se dérange pas. Vous ajouterez que c’est une lettre trouvée chez moi qui m’a obligée à partir immédiatement, mais que je reviendrai demain de bonne heure. Vous avez bien compris?
—Oui, madame.
Un quart d’heure après, Robert et Sabine étaient sur le quai de la gare. Le train arrivait. Quand il eut stoppé, Dalgrand ouvrit un compartiment de premières, et s’effaça pour laisser monter la jeune femme.
—Je n’ai pas besoin de garde du corps, dit-elle. Vous trouverez de la place ailleurs.
Et elle escalada le marchepied.
Il n’insista pas pour lui imposer sa présence, mais monta dans le compartiment contigu. Seulement, de temps à autre, il regarda par le petit carreau mitoyen, et, à chaque station, il guetta la portière voisine, prêt à s’élancer s’il voyait descendre Mme Marsan.
A Paris cependant elle accepta une place dans son fiacre.