—Voilà mon fils!
XIV
Ce fut seulement à la première représentation de La Douleur d'Éros que Simone Mervil revit M. d'Espayrac.
Jean était rentré à Paris la veille au soir, suivant de très près les Chambertier, sans oser toutefois effectuer son retour par le même train. Vers le milieu de l'après-midi, il était venu chercher Mervil dans les coulisses de l'Opéra-Comique. Les deux amis s'étaient embrassés, avec moins d'ébullition que Simone et Gisèle, mais avec plus de mâle plaisir et de sincérité. Tout de suite Roger avait dit au poète:
—Tu passeras la soirée dans notre baignoire, n'est-ce pas? Moi, je n'y resterai guère, tu comprends. Et, comme cela, Simone aura quelqu'un pour la remonter, si tout ne va pas sur des roulettes.
—Mais, objecta Jean, ta femme ne sera pas toute seule. Elle aura des parents, des amis... les Chambertier peut-être?
—Pas du tout. Des parents, nous n'en avons plus de très proches. Quant aux Chambertier, voyons... Imagines-tu que la belle Gisèle consentirait à s'enfouir dans l'obscurité d'une baignoire, un soir de première! Et d'une première «chic»? Et après huit mois d'absence?... Non, non, elle va reparaître au firmament de Paris dans une loge de face. Et ce ne sont pas les lorgnettes de l'orchestre qui s'en plaindront. Ah! pour jolie, elle est jolie. Et tu es ce que l'on convient d'appeler «un heureux coquin».