—Ah! reprit Mervil, pour moi, c'est bien la dernière fois que je l'y ramène. Je ne comprends pas comment tu en as le courage.

—Il a encore pleuré? demanda la mère d'une voix tremblante.

—Mais oui, bien sûr, il a pleuré. Il m'a tellement supplié de ne pas le laisser là-bas, que, si je n'avais pas eu quelque scrupule à agir sans toi, sans nous être entendus, ma foi! je le faisais remonter dans le train.

—Ce ne serait pas raisonnable, dit Simone.

—Sans doute. Enfin... Puisque c'est pour son bien.

Il y eut un silence. Puis le père reprit:

—Si ce n'était que le jour de la rentrée! Mais il m'inquiète, ce petiot. Je trouve qu'il change.

—Mon Dieu! Comment cela?

—Oui, tu n'es pas de mon avis, qu'il a mauvaise mine? Puis il perd son entrain, sa gaieté. Même les jours de vacance, à la maison, il pense tellement au retour en classe, qu'il en est tout triste... Il ne rit plus.