— Bravo ! » plaisanta Sérénis. « Une héritière… Je cherche ça, précisément. Mais pour celle-ci, je pense que vous-même…

— Je ne compte pas me marier. Vous avez le champ libre, » interrompit d’Orlhac, tandis que l’assombrissement soudain de sa physionomie démentait son effort pour sourire.

— « Mais, à propos, où allons-nous ? » demanda l’écrivain.

— « Rejoindre ma bande. Je vous emmène. »

Et d’Orlhac, secouant l’impression pénible, expliquait à son compagnon qu’il venait seulement de quitter ses amis pour entrer au bureau de poste.

— « J’avais à téléphoner au Ministère. Mon congé expire. On est en train de négocier un prolongement. Mais il faut pour cela que mon ambassadeur ait reculé son départ, comme il en avait l’intention. Enfin, j’étais anxieux, je voulais savoir. J’ai laissé mes gens pour quelques minutes, et je dois les rejoindre au Champ de Mars, devant les cascades lumineuses.

— J’y allais, » dit Sérénis.

— « Oh ! oh ! » taquina Philippe d’Orlhac, « ma protégée vous intéresse déjà !… Savez-vous qu’elle prétend vous avoir connu il y a quelques années.

— Cela m’étonnerait. Mais avec qui est-elle ici ?

— Avec son père, et la famille d’un Yankee, associé de monsieur Mériel. D’aimables personnes, que j’ai connues là-bas, quand j’étais attaché, à Washington. »