—«Où donc est Margotte? Elle n’est pas venue me dire bonjour?» observa Jacques d’une voix blanche.
—«Margotte est malade ... Une attaque. La paralysie est à craindre. Je l’ai fait admettre dans la maison de santé, à l’Isle-Adam.»
Dehors, la grille battit. Puis on l’entendit qui grinçait, rouverte. Une allée et venue, à laquelle, machinalement, les deux frères prêtèrent l’oreille. Une chaîne sonna sur le pavé. Ensuite un aboi joyeux de chien, puis la retombée de la grille, définitivement fermée.
Gervais, en sortant avec Djinn, avait remarqué Garuche, embusqué à l’angle du mur, le visage en attente, le poing crispé sur sa canne basque.
Tous deux tressaillirent en même temps. Le braconnier s’effaça, voulut n’avoir l’air de rien, fit quelques pas pour tourner dans le sentier grimpant, le long de la propriété.
Le domestique, alors, rentra, et, sans que personne le vît, détacha Fiston.
«Comme ça, si ce gredin veut chiper quelque chose, sachant que ni Margotte ni moi ne sommes là....»
Gervais pensa bien à M. Jacques. Mais, avec le patron, rien à craindre. D’ailleurs, Djinn et lui-même seraient revenus du ferrage avant que ces messieurs eussent fini de causer.
Effrayante causerie.
Dans la pénombre fraîche de la salle, une voix disait: